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Nouvelles psychosociales humanitaires

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Formation au soutien du personnel humanitaire

Un défi : devenir plus résistant au stress dans l’urgence humanitaire

Entre un domaine qui se spécialise de plus en plus et un contexte souvent dangereux, les travailleurs humanitaires ne peuvent plus se contenter d’offrir aux victimes des demi-compétences et une bonne dose de générosité, comme par le passé. Le besoin de formations de qualité, créant de vrais spécialistes humanitaires se fait pressant depuis quelques années maintenant.

De plus, des expositions à des facteurs de stress majeurs, voire même des expériences potentiellement traumatisantes, provoquent de plus en plus de difficultés psychiques pour les travailleurs humanitaires, de nombreux témoignages le confirment. Malheureusement, si l’intervenant n’est pas préparé à faire face à des contextes de stress parfois extrêmement élevés, sa santé mentale et émotionnelle peut en pâtir. Cette situation est sans nul doute de la responsabilité de l’organisation qui emploie, mais aussi celle de l’humanitaire qui a décidé de donner une tranche de sa vie pour autrui.

Un bref retour sur un passé récent

Il y a 15 ans, les ONG commençaient à peine à comprendre qu’elles avaient une responsabilité de protection dans les situations sécuritaires de leur personnel de terrain. Cette frilosité venait de ce qu’elles jugeaient les réactions émotionnelles après des incidents critiques comme ressortissant du domaine de la maladie mentale, et passible de psychiatrisation. Au mieux, les humanitaires étaient envoyés pour une évaluation et un traitement médicamenteux, au pire, une hospitalisation. Mais le plus souvent, un silence gêné accueillait la souffrance des employés qui avaient été eux-mêmes victimes sur le terrain.

Il a fallu attendre ces dernières années pour les voir prendre des mesures importantes dans ce domaine. Un certain nombre d’études importantes ont montré cependant que les humanitaires ont le plus souvent une résistance au stress hors du commun, mais qu’ils développent cette compétence sous certaines conditions seulement :

  • Lorsqu’ils ont un bon soutien de la part de leur organisation et de leurs chefs sur le terrain
  • Une formation continue dans leur propre domaine de compétence
  • Un bon rapport et une bonne compréhension des bénéficiaires pour lesquels ils mettent sur pied les programmes.

Le CPH propose un modèle autour de la notion de « soutien psychologique », évitant ainsi de médicaliser une situation qui, le plus souvent, se résorbe après quelques semaines. L’idée est de renforcer la résilience des humanitaires, en mettant l’accent sur leurs ressources psychiques, plutôt que de faire des diagnostiques, souvent hâtifs, de « stress post-traumatique » ou de « burnout », les stigmatisant ainsi peut-être pour longtemps.

Quelques exemples de formations

  • La gestion de stress humanitaire en milieu hostile, plus
  • Recruter des humanitaires résilients, plus
  • Gérer et soutenir une équipe de terrain après un incident critique, plus
  • Gérer les conflits au sein d’une équipe de terrain, plus
  • Pratique du debriefing émotionnel dans un contexte d’urgence humanitaire, plus
  • L’usure de compassion : le coût de l’empathie, plus